"Touche pas à mon pompier" : le ras-le-bol des soldats du feu embrase la toile

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"Touche pas à mon pompier" : le ras-le-bol des soldats du feu embrase la toile

Nouveau messagede Admin » 15 Fev 2018, 15:41

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Quand on agresse un pompier, on va à l’encontre des valeurs d’entraide, de générosité. Ça devient inquiétant", déplorent les pompiers. PASCAL GUYOT / AFP

Pour dénoncer le nombre important d’agressions dont ils sont victimes, les pompiers ont lancé en janvier le hashtag #TouchePasàMonPompier sur les réseaux sociaux.

Secours d’urgence aux personnes, intervention lors d’accidents de la circulation, lutte contre les incendies, les risques industriels et la pollution… Au regard des missions qui sont les leurs, il est difficile de comprendre comment les pompiers peuvent faire l’objets d’agressions aussi régulières. Et pourtant…

Selon les statistiques rendues publiques le 15 novembre dernier par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 2 280 sapeurs-pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression lors d’une intervention en 2016, soit plus de six faits de violences constatés chaque jour. Un chiffre en progression de 17,6% en un an.

En France, la région Nouvelle-Aquitaine est d’ailleurs celle où le nombre d’agressions est le plus important, avec 406 cas recensés, soit 11,3 faits pour 10 000 interventions, le pire ratio du pays. Une situation qui a poussé les pompiers de la région, et de la France entière, à faire part de leur colère et à alerter l’opinion publique, mais aussi les décideurs politiques.

"Situation inacceptable"

Pour se faire entendre, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a choisi, le 11 janvier, de lancer "une campagne de sensibilisation" sur les réseaux sociaux. A travers le hashtag #TouchePasàMonPompier, elle a appelé les citoyens à manifester leur solidarité avec ces hommes et femmes au service de la population.


Pour dénoncer le nombre important d’agressions dont ils sont victimes, les pompiers ont lancé en janvier le hashtag #TouchePasàMonPompier sur les réseaux sociaux.

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Secours d’urgence aux personnes, intervention lors d’accidents de la circulation, lutte contre les incendies, les risques industriels et la pollution… Au regard des missions qui sont les leurs, il est difficile de comprendre comment les pompiers peuvent faire l’objets d’agressions aussi régulières. Et pourtant…

Selon les statistiques rendues publiques le 15 novembre dernier par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, 2 280 sapeurs-pompiers ont déclaré avoir été victimes d’une agression lors d’une intervention en 2016, soit plus de six faits de violences constatés chaque jour. Un chiffre en progression de 17,6% en un an.

En France, la région Nouvelle-Aquitaine est d’ailleurs celle où le nombre d’agressions est le plus important, avec 406 cas recensés, soit 11,3 faits pour 10 000 interventions, le pire ratio du pays. Une situation qui a poussé les pompiers de la région, et de la France entière, à faire part de leur colère et à alerter l’opinion publique, mais aussi les décideurs politiques.
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"Situation inacceptable"

Pour se faire entendre, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France a choisi, le 11 janvier, de lancer "une campagne de sensibilisation" sur les réseaux sociaux. A travers le hashtag #TouchePasàMonPompier, elle a appelé les citoyens à manifester leur solidarité avec ces hommes et femmes au service de la population.

"La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France condamne fermement ces agressions. Face à cette situation inacceptable, c’est toute la sphère publique qui doit se mobiliser !", écrit-elle, incitant les internautes à "affirmer (leur) solidarité en postant un message ou un selfie sur les réseaux sociaux avec le hashtag #TouchePasàMonPompier".

Depuis début janvier, des centaines de messages de soutien de la part d’internautes ont ainsi été publiés.

Vols, jets de pierres, insultes…

Pour le commandant David Brunner, vice-président de l’Union régionale des sapeurs-pompiers de Nouvelle-Aquitaine, qui tient à préciser qu’il s’exprime au nom du réseau associatif des sapeurs pompiers, le lancement de cette campagne "traduit le ras-le-bol" grandissant des soldats du feu.

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"Quand on parle d’agressions, on entend incivilités, assure-t-il. Ça peut aller, dans certains quartiers difficiles, de jets de pierres contre les véhicules, voire de guet-apens, mais également d’agressions en sortie de boite de nuit, par exemple de la part de gens qui ont abusé de produits stupéfiants ou alcoolisés, ou encore, dans des campagnes un peu reculées, des gens qui accueillent un sauveteur avec un fusil…"

Le commandant cite aussi l’exemple d’un sapeur pompier qui, en intervention, se fait voler des affaires qu’il a laissées dans le véhicule, ou se fait cracher dessus, subit des insultes… "Ce sont des petites agressions sournoises et répétées qui produisent un phénomène de ras-le-bol. Nous sommes dans une société à fleur de peau mais la cible n’est sans doute pas la mieux trouvée quand on s’en prend à ceux qui sont là pour protéger".
"Écœurement"

David Brunner l’admet, ces incivilités "peuvent amener à ressentir un sentiment d’écœurement, avant même le sentiment de peur". Selon lui, ce phénomène "traduit une société qui a peut être perdu un certain nombre de repères et de valeurs". "Quand on agresse un pompier, on va à l’encontre des valeurs d’entraide, de générosité. Ça devient inquiétant".

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Pour le soldat du feu, la multiplication des agressions présente aussi le risque de détourner de la vocation ceux qui "souhaitent aider leurs concitoyens". "L’engagement demande du temps, de l’investissement, note-t-il. Progressivement, on pourrait voir ces engagements se déliter et au bout d’un moment, on va finir par manquer de bonnes volontés. Pour nous, c’est une véritable préoccupation."
Des mesures à prendre

Pour le commandant Brunner, le succès du hashtag #TouchePasàMonPompier est un "signe d’espoir". "Ça montre que les gens prennent conscience qu’il y a un risque à ne pas s’opposer à ce type d’agissement". L’objectif de cette démarche, pour les pompiers, est aussi de susciter une réaction des autorités et des décideurs politiques. "Il y a un certains nombre de mesures à prendre", estime-t-il.

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Cela va de l’anonymat des sapeurs pompiers lorsqu’ils veulent porter plainte, car derrière il faut les protéger, eux et leurs familles, d’éventuelles représailles, au fait de communiquer sur la prévention, le rôle des sapeurs pompiers, leurs missions. C’est aussi former les populations, les sensibiliser aux rôles des uns et des autres. C’est renforcer la coordination entre les sapeurs pompiers et les forces de sécurité dans les formations, en intervention. Et enfin renforcer les sanctions et garantir l’application des sanctions pénales".

Le pompier l’assure, cette campagne n’a "rien d’un acte de désespoir". "On veut dire 'attention, il y a là des gens qui sont là pour venir en aide et ils ont besoin d’un peu de déférence’. On a besoin d’un soutien de tout le monde."

Source : SUD Ouest
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