MONTREAL - Les pompiers et policiers à risque de coups de chaleur

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MONTREAL - Les pompiers et policiers à risque de coups de chaleur

Nouveau messagede Admin » 15 Juil 2016, 07:55

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Photo Le Journal de Montréal, Dominique Scali

Avec son manteau doublé, son casque, l’énorme boyau et l’appareil respiratoire qu’il doit porter lors des interventions, le pompier Arnaud Lord était en sueur rien qu’à enfiler son équipement pour la photo du Journal.


Combattre le feu pendant une journée de canicule comme celle d’hier revient à «porter un habit de motoneige dans un sauna», illustrent des pompiers qui côtoient le risque de coup de chaleur au quotidien.

«On porte la même chose qu’en hiver quand il fait -30 °C. Donc, c’est comme être en habit de motoneige dans un sauna. Et il faut monter au 6e étage avec environ 75 livres d’équipement», illustre le lieutenant Patrice Goyer du Service de la sécurité incendie de Saint-Jérôme.

Car non, ce ne sont pas les travailleurs de la construction qui arrivent au sommet du palmarès des coups de chaleur répertoriés au cours des cinq dernières années par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST, autrefois CSST).

Ce sont plutôt les pompiers, policiers, cols bleus et autres employés municipaux, pour lesquels la CNESST a accepté 24 dossiers depuis 2011.

Effort extrême

Sur les cinq pompiers que Le Journal a rencontrés à la caserne de Saint-Jérôme, tous ont affirmé avoir déjà subi un coup de chaleur dans le cadre de leur travail, avec étourdissements et frissons inclus.

«On est souvent sur la limite», dit le pompier Daniel Lapointe. Le dernier épisode de coup de chaleur à Saint-Jérôme remonte à la semaine dernière, indique-t-on.

Quant au courageux pompier Arnaud Lord qui a accepté d’enfiler l’équipement complet pour Le Journal hier, il était déjà en sueur bien avant la fin de la séance photo.

L’équipement des pompiers y est donc pour beaucoup, mais aussi parce que, lors d’un incendie, leur rôle exige un effort physique «extrême», surtout pour les tout premiers intervenants, explique le lieutenant Goyer.

«S’il y a un homme de 250 livres pris dans le feu, il faut que je le sorte [...] Si je dois défaire un plafond [avec ma hache], je dois le faire en deux minutes. L’effort est tout le temps dans le tapis», illustre-t-il.

Policiers au soleil

Du côté des policiers, ce sont généralement ceux qui gèrent la circulation qui sont le plus à risque de coups de chaleur, estime Benoît Boisselle, relationniste au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Lui-même régulièrement affecté à la circulation, il se souvient avoir eu un coup de chaleur l’an dernier.

Obligés de porter une épaisse veste pare-balles, les policiers sur les chantiers passent de longues heures au soleil et sont constamment en mouvement. «Juste hier, j’avais une glacière avec quatre Gatorade congelés et quatre bouteilles d’eau, et j’en ai manqué», raconte M. Boisselle.
Record de chaleur battu à Montréal

Un record de chaleur vieux de près de 30 ans a été battu hier à Montréal, le mercure ayant approché les 34 °C, selon MétéoMédia.

«Vous pouvez déboucher le champagne», s’exclame Réjean Ouimet, météorologue chez MétéoMédia.

La température a en effet atteint 33,8 °C, alors que le précédent record de chaleur pour un 13 juillet avait été établi en 1987, avec un maximum de 33,6 °C, confirme Julie Deshaies d’Environnement Canada.

5e vague

Loin d’être concentrée uniquement à Montréal, la chaleur s’est aussi fait sentir notamment dans la région de Sherbrooke avec des températures avoisinant les 33 °C.

Il s’agit de la cinquième vague du genre depuis le début du mois de mai, mais c’est la première fois de l’été que l’humidex fait grimper la température ressentie au-dessus de 40 °C, remarque M. Ouimet.

« Canicule » incertaine

Cette vague de chaleur devrait se poursuivre aujourd’hui, mais il n’est pas certain qu’on pourra parler de «canicule» en bonne et due forme, puisque la température pourrait ne pas atteindre les 30 °C et que les probabilités de pluie sont élevées, nuance Mme Deshaies. Il faut en effet trois jours consécutifs de chaleur élevée pour parler de canicule.

Reste que les températures de cette semaine sont largement au-dessus de la normale saisonnière, qui se situe à un maximum de 26 °C. Les prévisions de début de saison qui annonçaient un été particulièrement chaud semblent donc se concrétiser, estime MétéoMédia.

♦ Le record ultime de chaleur extrême à Montréal est de 37,6 °C, enregistré le 1er août 1975, selon Réjean Ouimet.


Source : Le journal de montreal
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